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Que Choisir
Association indépendante des fabricants, des distributeurs et de l'État
Mise à jour le 18/03/2009
actualités

La Cour d'appel de Paris, par un arrêt du 11 mars 2009, a confirmé une nouvelle fois la décision du Conseil de la concurrence rendue en novembre 2005 à l'encontre des trois opérateurs de téléphonie mobile.

La Cour de cassation avait censuré sèchement la Cour de Paris, pour n'avoir pas pris le soin de démontrer que les échanges d'informations réduisaient « concrètement » l'incertitude des opérateurs quant au comportement de chacun sur le marché. La Cour de Paris procède, par le présent arrêt, à la recherche des effets concrets de la pratique.

Cette décision conforte l'action entamée dès 2006 par l'UFC-Que Choisir et plus de 12 000 consommateurs devant les juridictions civiles, en réparation du préjudice - collectif ou individuel - causé par les pratiques anticoncurrentielles des opérateurs entre 2000 et 2002.

La Cour d'appel de Paris est également saisie de la décision du tribunal de commerce de Paris du 6 décembre 2007, laquelle constatait l'irrecevabilité de l'action de l'association et des consommateurs à l'encontre de Bouygues Télécom. Les procédures à l'encontre d'Orange et de SFR ont été suspendues dans l'attente de la décision à venir, qui n'est pas prévue avant début 2010 !

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L'UFC-Que Choisir, première association de consommateurs de France, invite chaque abonné au téléphone mobile à estimer son préjudice personnel, à lui apporter des témoignages et à soutenir son action.

Objectif : tirer les conséquences de la décision du Conseil de la concurrence du 30 novembre 2005.

     

Pourquoi cet appel ?
Saisi par l'UFC-Que Choisir, le Conseil de la concurrence a rendu le 30 novembre 2005 une décision par laquelle il condamne les opérateurs mobiles Orange, SFR et Bouygues Télécom pour leurs agissements illicites.

Il a été reconnu que ces trois opérateurs se sont entendus pour se répartir le marché de la téléphonie mobile, ce qui a eu pour effet de fixer les prix de détail à un niveau artificiellement élevé durant la période 2000/2002.

Au vu de la gravité de ces pratiques, le Conseil de la concurrence a infligé à ces entreprises des sanctions pécuniaires, pour un montant cumulé de 534 millions d'euros. Mais l'amende prononcée par le Conseil de la concurrence n'a pas vocation à indemniser les abonnés.

 

Quelle portée pour la décision
du 30 novembre 2005 ?

Le dommage à l'économie causé par les pratiques des trois opérateurs mobiles est considéré comme très important par le Conseil. S'agissant de pratiques particulièrement grave, le Conseil de la concurrence a apprécié le dommage à l'économie notamment au regard de l'atteinte au bien-être du consommateur, considérable si l'on veut bien admettre que les dépenses de téléphonie mobile ont constitué depuis la fin des années 90 une part non négligeable du budget des consommateurs. Aujourd'hui, les abonnés floués peuvent tirer les conséquences de la décision du Conseil de la concurrence et réclamer une indemnisation au juge civil.

L'action de l'UFC-Que Choisir
L'UFC-Que Choisir s'est mobilisée afin que le préjudice de chaque abonné soit réparé. Ainsi, elle a saisi, le 13 octobre 2006, le Tribunal de commerce de Paris d'une demande en réparation du préjudice à l'intérêt collectif. Plus de 12 000 consommateurs l'ont accompagnée pour être eux aussi indemnisés. Aujourd'hui, elle met à disposition un calculateur permettant aux abonnés d'évaluer la somme trop perçue par les opérateurs du fait de l'entente sur la période 2000/2002.