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La Cour d'appel de Paris, par un arrêt du 11 mars 2009, a confirmé une nouvelle fois la décision du Conseil de la concurrence rendue en novembre 2005 à l'encontre des trois opérateurs de téléphonie mobile.
La Cour de cassation avait censuré sèchement la Cour de Paris, pour n'avoir pas pris le soin de démontrer que les échanges d'informations réduisaient « concrètement » l'incertitude des opérateurs quant au comportement de chacun sur le marché. La Cour de Paris procède, par le présent arrêt, à la recherche des effets concrets de la pratique.
Cette décision conforte l'action entamée dès 2006 par l'UFC-Que Choisir et plus de 12 000 consommateurs devant les juridictions civiles, en réparation du préjudice - collectif ou individuel - causé par les pratiques anticoncurrentielles des opérateurs entre 2000 et 2002.
La Cour d'appel de Paris est également saisie de la décision du tribunal de commerce de Paris du 6 décembre 2007, laquelle constatait l'irrecevabilité de l'action de l'association et des consommateurs à l'encontre de Bouygues Télécom. Les procédures à l'encontre d'Orange et de SFR ont été suspendues dans l'attente de la décision à venir, qui n'est pas prévue avant début 2010 ! |